UFC QUE CHOISIR CORRÈZE

Banques / Organismes de crédit

Escroquerie au (faux) chèque de banque

Par l’intermédiaire d’un célèbre site de petites annonces gratuites, un consommateur briviste avait vendu son automobile (une marque premium allemande) et avait trouvé un acquéreur qui n’habitait pas la région. Un samedi, notre vendeur va accueillir l’acheteur à la descente du train, vérifie son identité avec une CNI, vérifie son adresse avec une quittance d’électricité, et, en échange d’un chèque de banque du montant convenu, donne les papiers et les clés de sa voiture à l’acheteur qui s’en va au volant du véhicule. La conscience tranquille, notre consommateur va immédiatement déposer le chèque chez son banquier. Hélas, quelques jours après, il apprend que le chèque est impayé parce que c’est un faux chèque de banque.

Le consommateur a fait une confiance aveugle tout au long de la transaction et il est tombé sur des professionnels de l’arnaque et de la contrefaçon ! Le chèque de banque était un faux, la quittance EDF et la CNI de même !

Le consommateur a déposé plainte mais il n’a pas grand espoir de recouvrer quoi que ce soit (30.000 euros). Qui plus est, le traqueur GPS de la voiture situe celle-ci dans un pays éloigné.

S’agissant d’une escroquerie, l’UFC est totalement désarmée.

Comment éviter de se faire piéger avec un faux chèque de banque ?

Il est impératif de :

1 – refuser toute transaction dont le règlement a lieu en dehors des heures d’ouverture de la banque émettrice du chèque, notamment le samedi ou le dimanche.

2 – téléphoner à la banque pour vérifier que c’est bien elle qui a émis le chèque et que ce dernier est authentique. Attention : pour téléphoner à la banque, il faut soi-même rechercher le numéro de téléphone dans un annuaire et surtout ne pas se contenter du numéro inscrit sur le chèque. Si le chèque est faux, le numéro qui figure sur le chèque est également faux et l’appel aboutira chez un complice de l’escroquerie qui attestera que le chèque est authentique.

Si l’acheteur refuse les deux vérifications ci-dessus, c’est qu’il y a lieu de se méfier.

Ce n’est que lorsqu’on aura la certitude que le chèque est authentiquement un chèque de banque que l’on pourra signer le certificat de cession, rayer la carte grise et donner les clés du véhicule.